|
|
Formation des groupements forestiers Formation des groupements forestiers : Au début des années ’70, le gouvernement voulait fermer des villages dans le Bas St-Laurent. Les habitants de cette région ont fait l’opération « dignité », en recueillant les idées des gens, afin de sauver les villages visés. Certains ont eu l’idée de regrouper des superficies forestières, afin d’aller chercher des subventions pour faire de l’aménagement forestier, créant ainsi de l’emploi local et donnant par la suite à ces travailleurs, le droit de recevoir des prestations de chômage. La création de notre groupement forestier : Le Groupement forestier de Maskinongé inc. a été créé en avril 1974. Les trois actionnaires fondateurs sont M. Jean-Paul Thibodeau, M. Bruno Clément et M. Emile Lessard. Les membres du premier conseil d’administration élus lors de la première assemblée générale annuelle tenue le 24 septembre 1975 sont les suivants : M. Justin Alarie, M. Jean-Guy Clément, M. Jean-Paul Thibodeau, M. Alain Thibodeau, M. Emile Lessard, M. Bernard Allard et M. Ovila Branconnier. L’abbé Jean-Noel Montour, aumonier de l’UPA était présent à cette assemblée. À l’origine, les administrateurs étaient tous des résidents de la Mauricie. Maintenant, le conseil d’administration est composé de 4 administrateurs de la Mauricie et de 3 administrateurs de Lanaudière. En 1999, la raison sociale prend le nom de Groupement forestier de Maskinongé-Lanaudière inc. Localisations du siège social : De 1974 à 1982 : 381, rue St-Jean, St-Edouard (chez M. Bruno Clément). De 1982 à 1987 : 3571, rue Notre-Dame, St-Edouard (en avant de la caisse populaire). De 1987 à 1989 : 3270, route 348, St-Edouard (maison actuelle de M. Guy Thibodeau). De 1989 à aujourd’hui : 3980, rue Notre-Dame, St-Edouard (bureau actuel) Depuis que le siège social est situé au 3980, rue Notre-Dame, le Groupement forestier est propriétaire des locaux. Auparavant, le Groupement payait des locations. Les présidents du Groupement forestier de Maskinongé-Lanaudière inc.: De 1974 à 1996 : M. Jean-Paul Thibodeau, résident et propriétaire de lots à St-Edouard De 1996 à 2000 : M. Yves Lampron, résident et propriétaire de lots à St-Boniface De 2000 à 2003 : M. André Saulnier, résident et propriétaire de lots à Lavaltrie De 2003 à ce jour : M. Pierre Gélinas, résident et propriétaire de lots à St-Boniface Au tout début, ce n’était pas évident de recruter des membres. Le Ministère imposait un modèle de convention enrégistrée de 15 ans et le Groupement forestier avait une préférence d’achat lorsque les propriétaires voulaient vendre leurs lots. Comme le Groupement forestier en n’était qu’à ses débuts et qu’il n’était pas très connu, les gens ne confiaient pas nécessairement leurs meilleures terres, par prudence. Avec le temps, les gens se sont mis à faire plus confiance au Groupement et il y a maintenant du recrutement qui se fait de bouche à oreille. En 1987, quand l’aide financière pour offrir de l’aide individuelle est arrivée, un nouveau modèle de convention de 5 ans, non enrégistré, est apparu. Depuis 1990, nous avons des conventions de 2 ans, renouvellables d’année en année, non enrégistrées et sans préférence d’achat. Historique du travail technique : Au tout début, le personnel technique était fourni par le Ministère de terres et forêts. M. Antoine Moffet agissait comme ingénieur forestier. Les techniciens forestiers étaient M. Marc-Paul Casaubon et M. Benoit Constantin. En 1979, M. Jean-Guy Clément, garde forestier, a été engagé par le Groupement forestier de Maskinongé inc. pour faire le travail technique et l’ingénieur, M. Louis Bellemare, était fourni par le Syndicat des producteurs de bois de la Mauricie. Jusqu’en 1982, M. Clément devait se déplacer quelques fois par semaine au bureau du Syndicat, sur la rue Vachon, au Cap-de-la-Madeleine, pour aller chercher des photos aériennes et faire du travail technique. À l’époque, M. Clément était payé à la semaine et les heures n’étaient pas comptées. Beaucoup de travail, comme le recrutement se faisait le soir et même les fins de semaine. En 1985, M. Jean-Luc Paquin devient le premier ingénieur forestier engagé par le G.F.M.I. En 1986, M. Michel Brulé, garde forestier est également engagé. Au début, on n’offrait pas le service d’aide individuelle. Les propriétaires qui voulaient de l’aménagement forestier, devaient obligatoirement passer par un groupement forestier. Maintenant, nous offrons le programme de mise en valeur de la forêt privée dans Lanaudière et dans la Mauricie. Étant donné le nombre grandissant de membres et l’étendue de nos deux territoires, M. Jonathan Lambert, ingénieur forestier est engagé en janvier 2002, pour s’occuper de la région de la Mauricie. M. Jean-Luc Paquin s’occupe de la région de Lanaudière. Historique de l’informatique : Au milieu des années ’80 et avant, l’informatique n’était pas monnaie courante au Groupement. Les inventaires étaient compilés à la main. Les contours étaient d’abord mesurés à l’aide de chaine de 66 pieds (ou 2 fois 66 pi.) et de boussole. Ensuite, on utilisait un topofil et une boussole. Dans ces deux cas, la mise en plan se faisait à la main. Pour calculer la superficie, on utilisait une grille de points cotés. Maintenant, nous utilisons des GPS pour les contours. Les superficies des contours et les inventaires sont calculés par ordinateur. Les plans d’aménagement forestier sont maintenant numérisés à l’ordinateur. Dans les années ’70, comme les gens ne confiaient pas nécessairement leurs meilleures terres pour l’aménagement, plusieurs d’entre elles poussaient en branches, sans gros bois. Un des travaux souvent pratiqué à l’époque était la coupe d’éclaircie précommerciale. Dans les années ’80, le reboisement est devenu très populaire, parce que le ministère avait comme objectif de reboiser 300 millions de plans par année, dont 100 millions en forêt privée. A cause de ces objectifs, les coupes d’éclaircie commerciale et précommerciale ont été délaissées. C’était plus difficile de faire subventionner d’autres types de travaux que le reboisement. On devait donc rechercher des terres en friche ou agricoles abandonnées et faire plus de publicité pour rencontrer les objectifs du ministère. La préparation de terrain dans le but de reboiser a bien évolué. Au début, on pratiquait la conversion de peuplement. On faisait du scalpage, surtout pour reboiser le pin gris. Maintenant, la préparation de terrain dans le but de reboiser, se fait par le débroussaillage et la mise en andains, sans bouleverser le sol, pour maintenir la fertilité le plus possible. Dans le début des années 1990, le reboisement a commencé à diminuer, laissant ainsi la place aux coupes d’éclaircie précommerciale. Aujourd’hui, les agences régionales de mise en valeur des forêts privées nous orientent à réaliser davantage de coupes d’éclaircie commerciale. Le Groupement forestier continue à réaliser une gamme variée de travaux pour pouvoir aménager toute votre propriété. Au tout début, les travaux étaient subventionnés à 100 %. Au début des années ’90, le gouvernement fédéral s’est retiré de l’aide financière. Les travaux étaient subventionnés à 85% par le gouvernement provincial et 15% par les propriétaires. Depuis le sommet des forêts privées en 1995, 60 % des travaux sont subventionnés par le gouvernement provincial 20 % par les propriétaires et 20 % par l’industrie forestière.
| ||||||